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salsogne

 

SALSOGNE

   En 1141,le nom du village apparaît: Salsogne.   1207: l'abbé St Médard achète le domaine d'Anseult d'Offemont (qui lui, part pour la 8è croisade avec St Louis); de fait, la paroisse de Salsogne dépend de l'abbaye de St Médard.

   1267: Ansou échange les paroisses de Salsogne et Sermoise contre une terre appartenant à St Médard, sise en Bourgogne, moyennant un retour de 925 livres parisis. Il lui céda en même temps les vinages, terrages, poules, cens, hortises, hommes et femmes de corps, bois, justice haute et basse attachés à ces seigneuries. Etienne d'Arsy, damoiseau, et Yolande sa femme vendent au Chapitre de Soissons ce qu'ils possèdent à Ciry, Salsogne et Sermoise, le mardi après noël 1267.

   Décembre 1278: Amortissement par le roi Philippe III des acquisitions du chapitre à Ciry, Salsogne et Sermoise.

   La peste apparaît à la fin de 1348 et cause de grands ravages.

   Vers 1350, les Navarrais prennent garnison à Vailly et vivent sur la région, rançonnent, torturent et brûlent les habitations.

   En 1358, la Jacquerie infeste le soissonnais.

   En 1414, les Armagnacs mettent la région à sac.

   La peste sévit de 1482 à 1488 et plus ou moins jusqu'en 1515. Elle reprend avec violence en 1580.

   L'hiver 1479-1480 fit périr hommes, arbres et vignes; de plus, la sécheresse et les pluies amenaient la disette et même la famine.

   Jacques de la Bretesche épouse Perotte d’Auquoy par contrat passé le 23 septembre 1480 devant notaire à Soissons.

   Jacques de la Bretesche, écuyer et archer des gardes du Roi, fit un dénombrement en 1534 à Louis Juvénal des Ursins.

   En 1636, à Salsogne, un tilleul est planté, sous Sully, près du vieux château d'Aucquois de La Bretesche. 5 gros grés sont disposés autour; ils composaient le pilori et la rue s'appelait "rue du gré aux lois". Il sera abattu en 1990.

   1650: L'archiduc Léopold parut en France avec une armée espagnole et le 25 août, vint camper à Bazoches. Pendant un mois, ses soldats portèrent de tous côtés le feu et le fer. Les Habitants de Ciry et Salsogne durent abandonner leurs foyers, emportant leurs enfants et entraînant les vieillards dans le fond des bois, où ils ne trouvèrent que des racines sauvages pour toute nourriture. La famine suivie, l'hiver fut très rigoureux et la peste fit des ravages.

   28 novembre 1698: décès de Charles Coupart, vigneron, inhumé dans la chapelle de Salsogne.

   Dans la nuit du 5 au 6 janvier 1709, apparut brusquement l'hiver; puis la neige fut abondante. Des dégels suivis d'abaissements de température brusques, coupaient les blés en herbe; ces alternatives désastreuses duraient encore en mars. Puis la température s'adoucit au point que déjà paraissaient les effets du printemps quand, subitement, une gelée sèche et très violente acheva les blés, tua les arbres à fruits et fit des dégâts pour 50 ans. Les vignes furent gelées jusqu'au ras du sol.

   1755: démolition de la chapelle castrale St Jean de Salsogne (à l'emplacement actuel du calvaire). Avec ses pierres, l'édifice actuel a été construit.

                 

   11 avril 1759: inventaire du château de Salsogne pour la succession suite au décès de Charles de Pompery, entre sa femme Marie-Ange d'Acquet et ses fils Charles, Christophe et Jacques-François.

   1760: 6 charrues produisaient moitié froment, moitié méteil et seigle. La culture était aussi de 60 arpens de vignes, 30 arpens de prés, 23 arpens de bois et beaucoup d'arbres fruitiers.

   31 mars 1768: Anne-Marie Le Roy d'Acquest meure à l'âge de 82 ans.

   14 juin 1792: arrêté du district de Soissons ordonnant la réunion des deux communes.

LES SEIGNEURS DE SALSOGNE

   XIVè siècle: De Menou d'Aucquois

   1347: Marie de Chambly, Dame de Montreuil et Salsogne.

   1378 Jean, sire de Menon, chevalier, seigneur de salsogne et Montgobert.

   1398: Jean II de Menon, seigneur de Salsogne

   1400: Catherine de Menon, Dame de Salsogne.

   1479: Charles Docoq ou Docoy, écuyer, seigneur de Salsogne.

   15..: Claude D'Auquoy (Docoy), seigneur de Salsogne.

   Pierrette d'Aucquois épouse le 23 septembre 1480 par contrat passé devant Morillon, notaire à Soissons, Jacques de la Bretesche, écuyer, seigneur de Croize et de Salsogne; fut archer de la garde du roi. Donna son dénombrement le 1er mars 1487. Il eut plusieurs enfans, entre autres:

   1535: Jean de la Bretesche, écuyer, seigneur de Salsogne et de Vilblin (hameau de Chacrise); aussi archer du roi sous le maréchal de la Marck, duc de Bouillon. Il épousa le 23 septembre 1527 par contrat passé devant Monard, notaire à Soissons, Alison Tartarin, dame des fiefs de Rapouel et de la Demoizelle sis à Villeblin, fille et héritière de Josseran Tartarin, écuyer.

   Il rend aveu et dénombrement comme seigneur de Salsogne du fief de Collard et de Hérissard à Louis Juvénat des Ursins, seigneur d'Armentières, Cugny, Jouaignes, etc; le 1er mars 1534. Il fait d'autres dénombrements dans les années 1535 et 1536. Il fut compris en 1539 dans le procès-verbal de la coutume du Valois au nombre des Nobles. Il fait l'acquisition de Madelaine de Sarrebruck, comtesse de Braine, le 24 septembre 1540 du fief de Vervin (ce fief était situé au lieu-dit "porte de Vervins" près de la maison de Madame Labreuvoy).

   En 1553, les seigneurs de Couvrelles et de Salsogne firent placer 4 bornes, l'une à la pointe de l'aiguillon, l'autre entre le champ de Pierre Toupet et Messieurs de St Médard, la 3è vers le milieu du champ de J.Lempereur, la 4è de la Pierre Trouée de Vasseny au-dessus des Chevrotins.

   Enfans de Jean de la Bretesche et de son épouse:

    Ame

    Nicolas, seigneur indivis de Salsogne et autres lieux qui rend aveu et dénombrement des fiefs de Rapouel et de la Demoizelle assis dans la paroisse de Villeblain et mouvant du fief de Fai, le 11 août 1572 à Charles et à Jacques de Lizines, écuyer, seigneur de Messemin et de Fai, comme tuteur des enfans d'Ame de la Bretesche auxquels ces fiefs étaient échus par la mort d'Alizon Tartarin sa mère.

    Jean de la Bretesche partagea avec Nicolas et Ame leur ainé les biens de leur père et mère par acte passé par devant notaire à Soissons le 22 juillet 1563. (un jugement en faveur d'un Jean de la Bretesche, petit-fils de Jean et neveu d'Ame par le Commissaires du Roi assemblés à Montdidier en Picardie maintint ce Jean dans son ancienne noblesse le 23 avril 1599: Prévot, de Proepositus, officier royal. Pouvait présider la cour du seigneur mais assisté du bailly.).

   1563-1572: Ame de la Bretesche, écuyer, seigneur de Salsogne, Villeblain, Le Baulois, etc... Prévôt du Comté de Braine, épousa par contrat passé à Braine en 1558 devant Fontaine et Copinaux, notaires, Crépine Thuret ou Thurette. Il mourut avant le 11 août 1572 et sa veuve se remaria en 1586 avec Jacques Moreau, bailly de Vailly. Il laissa:

   1559-1598: Jacques de la Bretesche, écuyer, seigneur de Salsogne, Villeblain, Le Boulois, archer de la garde du roi Henri III, fut inhumé en l'église de Braine le 30 octobre 1598. Son épitaphe avec ses armes (son écusson) existait encore avant la guerre de 1914. Il avait épousé en premières noces, le 28 décembre 1586, Roberte Poitié dont il n'eut point d'enfants et en deuxièmes noces, par contrat passé le 6 janvier 1588 par devant Dupire, notaire à Soissons, Jeanne du Puis de l'Espinay, conseiller du roi et président en l'élection d'Epernay, et de Jeanne Dudet. Archer du roi, il sera tué en 1598 (Jeanne du Puis se remaria à Pierre de Bruselle, seigneur de Harzeau, par acte passé devant Varlé, notaire à Braine, le 24 février 1603.). Jacques de la Bretesche et demoiselle du Puis laissèrent:

   Jacques (1589-1652)

   Michelle, qui épousa avant 1636 Jean Marcq de Fresnoy-le-Grand.

   Alexandre de la Bretesche, seigneur de Villeblain, Le Boulois, lieutenant d'une compagnie française, rendit avec son frère Jacques des dénombrements (1616-1617); seigneur de Salsogne en 1624, il épousa en premières noces Marguerite de Martigny, morte sans enfans. Il épouse en deuxièmes noces Nicole de Warnet et eurent pour enfans Pierre et Alexandre, religieux à St Martin.

   Le 24 juin 1636, Jean Marcq, procureur fiscal au comté de Braine, ainsi que noble homme Jacques de la Bretesche, seigneur de Salsogne et en partie de Villeblain, demeurant à Soissons, et Alexandre de la Bretesche, conseiller du roi, avocat au grenier à sel de Laon, y demeurant, font partage de leur terre située au terroir de Vasseny. (Acte passé à Braine en la maison dudit Marcq).

   Jacques II de la Bretesche (1589-1652), fils de Jacques de la Bretesche et de Jeanne du Puis, seigneur de Salsogne, archer des gardes du corps du roi Henri IV, épousa en premières noces Marie Charpentier (peut-être de la famille Charpentier d'Audron, ennoblie en 1716, seigneurie de Couvrelles); et en deuxièmes noces, Margueritte Danré. (François Danré, en 1696, était qualifié écuyer, conseiller du roi et son procureur au bureau des finances de Soissons). En 1611, Jacques de la Bretesche fit bail de la terre seigneuriale de Salsogne avec maison, corps de logis, fond en comble, granges, bergeries, colombier, etc... (Acte passé à l'hôtel de M.Marcq et signé Dargonne, notaire à Braine). Il est maintenu le 13 mai 1612 dans ses droits de haute et basse justice et celui de nommer des officiers de justice. Le 4 novembre 1620, Messire de la Bretesche nomme Antoine Boujan à l'office de maire et juge de Salsogne. Il rend aveu et dénombrement le 17 février 1624 de la terre et seigneurie de Salsogne à Monseigneur de la Marcq, duc de Bouillon, comte de Braine. Il partage en 1638 avec son frère Alexandre et sa soeur Michelle les biens de leur mère et fit son testament le 11juin 1652. Il mourut avant le 2 août 1652, tué au service et laissa du premier lit:

   1650: Pierre de La Bretesche, capitaine de dragons, emporta à la tête d'un régiment le château de Leune à Maëstrich; femme Anne-marie Aubin; enfans: Pierre; Marie-Anne; Antoine, seigneur de Villeblain, d'abord garde de corps du Duc d'Orléans, puis en 1685, président en l'élection à Laon.

   Jacques (1652-1682), gouverneur et échevin de la ville de Soissons, seigneur de Salsogne, épousa Madeleine Lempereur. Il rendit aveu et dénombrement de la seigneurie de Salsogne au comte de Braine le 8 juin 1660 devant Lobligeois et Olivier. Il fait le même aveu le 5 mai 1661, de salsogne et du fief de Vervins, pareillement le 3 mars 1662 pour les fiefs de Collard et de Hérissart au marquis d'Armentières. Maistre Jacques de la Bretesche, conseiller du roi, son procureur en la maréchaussée de Soissons, y demeurant, ci-devant l'un des gouverneurs et échevins de la ville de Soissons d'une part; et Jacques de la Plancques, écuyer demeurant à Vannoisy et Jeanne Guérin sa femme, passent le 2 septembre 1676 un acte de vente de deux maisons, une couverte de tuiles, l'autre de chaume avec les dépendances, grange, estable, colombier, etc... La dite maison où il y a deux fosses à piossons, sise à Ciry au bout de la rue St Gervais et avec un grand pressoir etc...(Acte passé par devant notaires royaux Bouché résidant à Soissons et ratification de la dite vente le 16 novembre 1678.). (Cette maison fut acquise par Messire de Pompery de Lozeray en 1718. Cette maison acquise après la Révolution par le sieur Baronna, maréchal à Ciry devint ensuite la propriété de la famille Sénéchal. Le colombier subsistait encore en mai 1924.).

   Jacques de la Bretesche vend le 20 janvier 1682 la terre et seigneurie de Salsogne avec tous les droits de justice à Jean-Baptiste Regnault, commissaire ordinaire des guerres, ordonné à la conduite et police des troupes en la résidence de Maubeuge, y demeurant, relevant du comté de Braine; et les fiefs de Hérissart, vervins et Longueval, moyennant la somme de 1900 livres. (Pièces originales, volume 503, titres de la Bretesche). Jacques de la Bretesche et son épouse, Claude de la Bretesche prêtre bachelier en théologie, firent une transaction pour demoiselle Suzanne de la Bretesche avec Jean-Baptiste Regnault le 6 janvier 1688. Ils étaient assistés de Jacques et Louis Folliart demeurant à Ciry.

   Robert, lequel avait en 1652 Pierre Poncelet comme tuteur.

   Suzanne de la Bretesche, mariée avant 1652 à Pierre Poncelet, conseiller du roi, contrôleur au grenier à sel de Vailly. Etant veuve, Suzanne vend le 15 juin 1682 à Jean-Baptiste Regnault, conseiller du roi, commissaire ordinaire de ses armées, demeurant à Maubeuge, la 4ème partie de deux pressoirs bannaux situés à salsogne avec la quantité de 42 arpents de terre située sur le terroir dudit Salsogne et circum-voisins à la mesure dudit Salsogne et de celle du comté de Braine, les dites terres affermées par la veuve de Jacques Folliart. La vente des dites terres faite moyennant la somme de 40 livres pour chaque arpent de terre; pour 150 livres pour chaque arpent de prés et 150 livres pour la 4ème partie des susdits pressoirs bannaux. (acte passé en la maison du sieur acquéreur par devant Jean Randon, notaire résidant à Vailly, le 15 juin 1682, en présence de Jacques de la Bretesche, de M. Antoine Carier, conseiller du roi, contrôleur au grenier à sel de Vailly.). Suzanne de la Bretesche épousa en deuxième noces Abraham Villette, contrôleur au grenier à sel de Vailly.

   Estiennette de la Bretesche, héritière en 1652 sous la tutelle de Pierre Poncelet, épousa Maître François Véron de Doigny. Veuve de lui, elle vend à Jean Regnault, conseiller du roi, commissaire des guerres à la résidence de Hombourg en la province de saxe et à Dame Marie de Wincierl son épouse la 4ème partie de deux pressoirs bannaux situés à Salsogne et 37 arpents, 1 pichet et 12 verges de terres et prés au terroir de Salsogne et lieux circum voisins à la mesure dudit salsogne qui était celle du comté de Braine. Cette vente fut consentie moyennant la somme de 1520 livres franc denier. (Acte passé à Soissons le 12 novembre 1696 par les notaires Dupire et Cosset.)

   1675: Pierre de La Bretesche, commissaire des guerres; assista au siège de Mayence; femme, Angélique Caloux, fille d'Oudard du Puis; enfans: Jean-François, écuyer, chevalier de St Louis, capitaine au régiment du Trainel; Renée-Angélique, morte jeune.

   1682: Suzanne de La Bretesche vend à Jean-Baptiste Regnault (conseiller du roi).

   1682-1912: Famille Regnault de Pompery

   1682-1696: Jean-Baptiste Regnault, écuyer, seigneur de Salsogne et commissaire des guerres obtient une sentence à la requête de l'Hôtel contre Madame de la Marck comtesse de Braine pour la ferme des Tournelles (appelée aussi d'Estournelles). Etant commissaire de la police des troupes en Allemagne, il donna par procuration en 1689 à Germain Ronin pour son aveu et dénombrement à haut et puissant seigneur Henri Duc de Duras, pair de France, seigneur comte de Braine, à cause de haute et très excellente dame Madame son épouse pour le fief appelé du temps immémorial le fief et seigneurie de Salsogne relevant en plein fief du seigneur duc de Duras et fournit aveu et dénombrement au prince du comté du fief de Longueval situé audit Salsogne (18 octobre 1689). Il est décédé à Thionville en 1696. De son union avec Anne Marie de Wincierl, il laissa:

   Jean-Baptiste: né le 3 avril 1681 à Maubeuge en Hainaut, y fut baptisé le 4 et eut pour parrain Jean-Baptiste de Wincierl, écuyer, sieur de Roussy (Aisne) et pour marraine demoiselle Anne Renault sa tante.

   Etant Lieutenant au régiment de Condé Dragon, il épousa en l’église de Ciry, le 9 février 1728, Marie Quinquet, fille de Nicolas Quinquet, écuyer, conseiller du roi du bureau des finances de la généralité de Soissons et de Marie Jeanne Françoise Quinquet de Montpreux de la paroisse de St Rémi de ladite ville, en présence des familles de Pompery de Lozeray, Du Fauré, Quinquet et Renault de Salsogne. Le 14 février 1730, il fit, avec son épouse, l’acquisition d’une portion de la seigneurie de Ciry appartenant à l’abbaye de St Jean des Vignes, abbaye royale, avec les droits qui appartenaient à ladite manse abbatiale en la seigneurie de Ciry, circonstance et dépendance consistant en haute, moyenne et basse justice, cens, surcens, lots et ventes, etc… Puis, le 9 avril 1731, ils se rendirent acquéreurs d’une pièce de terre située à Sermoise lieudit le Bout de la Ville et une autre pièce lieudit le Petit Marais, appartenant à Louis Housset vigneron demeurant à Sermoise et à cause de cette vente, le procureur de l’abbaye royale de St Médard de Soissons reconnut avoir reçu les lots et rentes et consentit que les acquéreurs en jouissent pourvu que ce ne soit point de domaine de l’abbaye et sans pouvoir approuver la qualité que prend l’acquéreur J B Renault de seigneur de Ciry-Sermoise. Seigneur de Salsogne et en partie de Ciry, chevalier de l’ordre de St Louis, JB Renault mourut en son château de Salsogne le 4 mars 1734 et fut inhumé dans la chapelle dudit lieu.

   Il laissa de son union avec Marie Quinquet :

   Jean Baptiste né le 1er mars 1729, il eut pour parrain Nicolas Quinquet et pour marraine Geneviève Quinquet. En 1763, il demeurait à Paris, rue du Four St Germain, paroisse de St Sulpice. Il fit dresser l’acte de partage des biens de la succession de son père par devant les conseillers du roi notaires au Châtelet de Paris et par devant maître Joseph Oyon procureur au Parlement de Paris demeurant rue Beaubourg paroisse St Nicolas des Champs, comme chargé des procurations des demoiselles Renault de Salsogne ses sœurs, lesquelles procurations avaient été reçues par maître Blin et son confrère, notaires à Soissons, le 11 février 1763. Cette succession se composait des maisons, héritages situés à Salsogne et affermés à Sébastien Voyeu, des rentes dues par Jean Baptiste Du Fauré, écuyer, seigneur des Tournelles. (acte passé devant Montonnet notaire à Soissons, le 27 février 1763) les biens de son père ( acte passé par maître Daoust, notaire à Paris, le 2 janvier 1737) consistant en la terre et seigneurie de Salsogne avec ses dépendances, ses rentes sur les Etats du Languedoc (contrat Bellonet notaire à Montpellier, le 2 juin 1724), des rentes sur les Aides et Gabelles (contrat passé devant Falrequette à Paris le 22 janvier 1721). Plusieurs héritages situés à Florange près de Thionville, d’autres rentes (contrat Boulionne, notaire à Paris le 26 février 1692), des actions de la compagnie des Indes, des rentes et surcens dues par Falcon de la paroisse de Ciry, une rente due par Mr de Pompery, une autre due par Mr Nicolas Quinquet, enfin des fermes à Goussancourt.

   JB Renault de Salsogne, commissaire du pouvoir exécutif à St Domingue y mourut en 1794 d’une fièvre violente.

   Sa veuve perdit toute sa fortune en Amérique où elle avait passé 20 années ; ses immeubles furent brulés et ses biens volés par les Anglais. Elle se fixa le 15 novembre 1797 à Thorigny en Brie près de Lagny.

   D’autres enfants de JB Renault et de Marie Quinquet :

   Geneviève Françoise (jumelle avec Marie Nicole, décédée le 3 avril 1733) née au château de Salsogne le 26 juillet 1731 et y est décédée le 25 février 1824 à 93 ans ; elle se maria le 2 octobre 1770 à Messire Christophe de Pompery, écuyer, ancien mousquetaire, commandant des Mauves en Languedoc, chevalier de St Louis, fils de Messire Louis Charles de Pompery, écuyer, seigneur de Lozeray, demeurant à Ciry et de demoiselle Le Roy d’Acquet de Nouede St Lau.

   Andrée Charlotte née à Salsogne le 04 mars 1733.

   Marie née le 10 mai 1730. Elle épouse le 18 juin 1765 messire Jean du Roux de Chevrier de Verdon, vicomte de Couvrelles. Elle décède au château de Couvrelles le 03 nivose An XII (1805), laissant son beau domaine à la famille de Pompery.

   Laurent Regnault ou Renault, né le 12 août 1682, baptisé à Maubeuge, ayant pour parrain le gouverneur de la ville de Condé de Hainaut et pour marraine Marie Catherine Antoinette de Boileau veuve de Mathias de Wincierl, écuyer, seigneur de Roussy. Laurent, écuyer, fut lieutenant de la Fauconnerie de France et épousa par contrat du 1er juillet 1720 passé au château de Salsogne, par devant notaires résidant à Soissons, Charlotte de Wincierl, fille de défunt Jean-Baptiste de Wincierl en so n vivant seigneur de Roussy (Roucy), écuyer, et de Dame Catherine Brousse. Ce contrat fut passé en présence des familles Quinquet, Renault, Le Roy d'Acquet, Serbosse. La cérémonie du mariage eut lieu en l'église de Ciry le 2 suivant.

   Charles Renault, né et baptisé le 17 mars 1685 à Thionville.

   Marie Anne de Wincierl, veuve de J.B Regnault, Dame de Salsogne, rend son dénombrement en 1697 et un autre aveu en 1699.

   Le 29 septembre 1700, Sébastien Campeau, vigneron demeurant à Salsogne, étant possesseur de la maison de feu Jean Brocheton, reconnaît devoir une poule de surcens seigneurial à la St Martin d'hiver à Marie de Wincierl, veuve de feu noble homme J.B Regnault, vivant seigneur dudit Salsogne, tant en son nom que comme ayant la garde noble de ses enfants mineurs (acte passé à Braine le 29 septembre 1700).

   La Dame de Salsogne acquiert de Messire Jean de Noue, écuyer, seigneur de Villers en Prières en partie et de Lizy sur Marne et autres lieux, demeurant à Sermoise, et à Mme Marie Madeleine de Clozel son épouse, en présencee Maître Nicolas Quinquet, conseiller du roi et son procureur, en l'hôtel de ville et police de Soissons, y demeurant, des terres situéessur la montagne de Ciry lieudit l'Eguillon moyennant la somme de 75 livres francs deniers. (Fait et passé audit Soissons par devant les notaires en l'hôtel du dit Sieur Quinquet le 9 août 1709).

   Le 20 avril 1709, Marie Anne de Wincierl, dame de Salsogne et de Ciry acquiert à Nicolas Voyeu, vigneron demeurant à Sermoise et à son épouse une pièce de terre en pré située au Brouillard terroir de Sermoise tenant à Nicolas Lejeune et à la dite dame et à l'église de Sermoise.

   Le 29 mars 1712, elle fait acquisition d'une pièce de terre située sur le terroir de Salsogne, lieudit le Rompré (le long de la Vesle près de la Saulx-Bayet) pour 126 livres francs deniers, quatre parties en cinq de 18 verges de pré situé à Salsogne moyennant 29 livres aux héritiés de Noel Decay (fait et passé à Soissons chez Moutonnet notaire en 1716).

   10 octobre 1712: décès à Salsogne de Messire Henri Regnault à 85 ans environ.

   Marie Anne de Wincierl mourut le 2 février 1724 en son château de Salsogne et fut inhumée dans la chapelle de Salsogne. Son exhumation eut lieu le 11 mai 1755 où son corps fut transporté sous l’arcade de la chapelle de la vierge en l’église de Ciry.

   En 1739, les habitants de Salsogne et de la communauté firent une revendication à Marie Quinquet pour la perte et préjudice que la banalité d’un seul pressoir leur cause, les habitants étant tenus de faire presser les vendanges dans un seul et grand pressoir. Lorsqu’il y avait abondance de récolte, cela causait une grande perte de temps. Les habitants de Salsogne furent autorisés, le 09 mai 1739, par M.Bignon, Intendant de la généralité de Soissons de solliciter à dame Marie Quinquet et seigneurasse de Salsogne, veuve de JB Renault de vouloir bien faire pour leur communauté deux pressoirs.

   Marie Quinquet, dame de Salsogne, fit rassembler les habitants de Salsogne au son de la cloche le dimanche 07 juin 1739 heure de midi à l’issue de la messe paroissiale de Ciry d’où dépendait le dit hameau de Salsogne, par les soins de Jean Lejeune, syndic de Salsogne, pour leur dire que la seigneuresse de Salsogne ferait construire à ses frais deux pressoirs pour l’utilité publique. Cet acte fut passé audit Salsogne sur la place dudit par devant Petiteau notaire royal reçu au baillage de Soissons, résidant en la ville de Braine, en présence de messire Charles de Pompery écuyer demeurant à Ciry et de Robert Debray, sabotier demeurant à Sermoise (acte signé par de Pompery, Debray et les dits habitants et syndic susnommés, Jean Lejeune, Frédéric Lejeune, Sébastien Campeaux, Antoine Lejeune, Claude Toupet, Jean Blavier, Pierre Droux, Pierre Laniel, Droux-Lejeune, Louis Voyeux, Pierre Folton, Pierre Toupet, Pierre Ramont, Antoine Toupet, N Folton, Toussaint Toupet, Mathieu Blavier, Etienne Housset, J Benoit, Gérard Le Bègue, etc…).

   Messire Jacques-François de Pompery, chevalier, seigneur usufruitier de Salsogne et de Ciry et de Sermoise en partie, naquit à Ciry le 31 janvier 1723, de Messire Louis Charles de Pompery écuyer, seigneur de Lozeray et de marie Anne Le Roy d’Acquet.

   D’abord volontaire au régiment de Nice le 1er janvier 1736, il fut gendarme de la garde du corps du Roi. Le 25 juin 1743, il épousa en la chapelle St Jean-Baptiste de Salsogne avec permission de l’évêque de Soissons, dame Marie Quinquet, veuve de Jean-Baptiste Renault, en présence de JB Faure des Tournelles, chevalier de St Louis, capitaine au régiment de Nice, son parrain. Il obtint le rang de capitaine en 1759. Ecuyer, capitaine de cavalerie, gendarme de la garde ordinaire du roi, chevalier de St Louis, seigneur de la haute, moyenne et basse justice de Salsogne, de Ciry et Sermoise en partie, il obtient une sentence de la justice de Salsogne le 28 février 1771 en sa faveur contre plusieurs habitants de Salsogne lesquels avaient négligé de lui payer certaines rentes.(acte devant Pierre Le Roy, notaire royal et procureur au baillage et comté de Braine, faisant les fonctions de bailly de la justice, terre et seigneurie de Salsogne.)

   Dame Marie Quinquet, son épouse, mourut au château de Salsogne le 19 mars 1777, âgée de 68 ans et 8 mois et le lendemain son corps fut inhumé dans la chapelle de la vierge en l’église de Ciry. Après son décès eut lieu l’adjudication du domaine de Salsogne. Le château et la seigneurie furent acquis par messire Christophe de Pompery, son beau-frère, en 1777.

   Messire Jacques-François de Pompery fut brigadier puis fourrier-major des gendarmes du roi (1765) puis rang de Mastre de champ de cavalerie (7 octobre 1787). Il avait fait les campagnes suivantes :

      1741 Westphalie

      1742 Bohême

      1743 Rhin

      1744-46-49 Flandres

      1761 Allemagne

   Il mourut vers 1791.

   Il laissa de son union avec Marie Quinquet :

   Marie-Anne Françoise de Pompery née au château de Salsogne le 19 avril 1745 et décédée à Soissons.

   Catherine Théodora née en 1747 et décédée à Soissons.

   François Hyacinthe de Pompery né au château de Salsogne le 28 février 1749, élève de l’école royale militaire, devint chevalier de St Louis, du Mont Carmel et de St Lazare, qualifié dans les actes d’état civil et les actes notariés de vicomte de Couvrelles après le décès de son beau-frère Jean-Baptiste du Roux de Verdose.

    Il épousa en premières noces le 05 septembre 1783 en la chapelle du Perennou, paroisse de Plamefin en Bretagne Marie Corenthine du Marchalbach veuve de Messire Jacques de la Sauldraye, seigneur de Kergonneau, fille de haut et puissant seigneur Félix, ancien officier de vaisseaux et de Dame Gillette de Trémic. Marie Corenthine décéda en 1784 sans laisser de postérité.

   François Hyacinthe de Pompery épousa en secondes noces le 23 avril 1786 à Quimper, Anne Marie Audouyn née le 30 janvier 1762 à Quimper de noble maître Guillaume Audouyn avocat et de Louise Elise Taupin. Anne Marie décéda à Soissons en 1820.

   François Hyacinthe mourut à Soissons le 08 mars 1821 et laissa de sa seconde union :

   Charles né à Quimper le 18 avril 1787. Celui-ci se fixa en Bretagne où sa descendance réside au manoir de Trémarer, au château de Perennau et à St-Deny-sur-Lair.

   Antoine de Pompery, chevalier né à Pont l’Abbé en 1795 et sa descendance resta à Ciry jusqu’en 1912. Ce fut lui qui fonda la sucrerie en 1835.

   Marie de Pompery née à Pont l’Abbé en 1799, épousa à Soissons le 30 juin 1818 le Comte du parc de Locmaria, fils du Comte Pascal de Locmaria, en son vivant Lieutenant de vaisseau, chevalier de St Louis et de Marie Angélique Le Blond de St Hilaire. Elle mourut en son château de Flandres, commune de Villeneuve sur Yonne en 1855 et le Comte de Locmaria, chevalier de St Louis, officier de la Légion d’Honneur décéda à Tours le 23 décembre 1881 à l’âge de 90 ans.

   Christophe de Pompery, frère de Jacques François, chevalier de St Louis, commandant la ville de Mauves, paya au greffier du comté de Braine en 1772, comme seigneur en partie de Salsogne la somme de 18 sols pour moitié des frais de vente de foy et hommage, droit de maille d’or, controlle levé rendu au comté de Braine de la seigneurie de Salsogne tant pour lui qu’au nom de Monsieur Renault (acte du 29 décembre 1772).

   Le chevalier de Pompery donna le 09 juin 1773 au notaire Guyot la somme de 17 livres 5 sols savoir ; 14 livres 5 sols pour les honoraires et déboursés d’une réobligation souscrite par lui et consors, et 50 livres de surcens envers Messieurs de St Jean des Vignes et 3 livres pour une procuration à l’effet de rendre la foy et hommage pour la seigneurie de St Jean (quittance à Soissons le 09 juin 1773).

   Il donna le 16 juillet 1773, 33 livres 14 sols pour lui et Messire Du Roux de Chevrier de Verdon, à cause de leur épouse née Renault pour les frais de l’hommage rendu par eux du fief de Ciry pour la portion qui appartenait à l’abbaye de St Jean des Vignes (acte passé à Soissons le 16 juillet 1773 par Blin de la Chaussée notaire.).

   Le chevalier Christophe de Pompery et Geneviève Renault son épouse se rendirent acquéreurs le 02 juillet 1777 du château de Salsogne dont son frère Jacques François était usufruitier à cause de Marie Quinquet son épouse, et le 27 novembre de la même année obtint les droits honorifiques à l’église de Ciry, attachée à ladite seigneurie de Salsogne et tous les droits sur ladite seigneurie (acte du 27 novembre 1777).

   Messire Jean du Roux de Chevrier de Verdon, seigneur de Salsogne, de Ciry, de Sermoise, en partie (à cause de son épouse Marie Renault), chevalier de St Louis constitua pour son procureur spécial Messire Christophe de Pompery, ancien mousquetaire du Roi, commandant de Mauves, chevalier de St Louis, seigneur usufruitier de la haute, moyenne et basse justice de Salsogne, Ciry et Sermoise en partie, demeurant en son château de Salsogne auquel il donna pouvoir de par lui et en son nom de toucher et recevoir les cens utiles, les droits de lots et de ventes, etc… (acte de 1781 contrôlé à Braine le 29 novembre 1781).

   Messire Christophe de Pompery fut présent aux Etats Généraux de 1789 tenus à Soissons dans les rangs de la noblesse avec son frère Charles Nicolas de Pompery.

   Il devint Maire de Ciry-Salsogne après la Révolution, le 8 Floréal An 8, nommé par Dauchy préfet. Il fit son testament le 1er février 1811 devant Moreau et Petit de Reimpré, notaires à Soissons.

   Dernier seigneur de Ciry, Salsogne et Sermoise en partie, Messire Christophe de Pompery morut en son château de Salsogne le 05 juillet 1811 à l’âge de 80 ans, sans laisser de postérité. Son épouse y mourut le 25 février 1824 âgée de 93 ans, laissant son domaine de Salsogne à Charles et à Antoine de Pompery et à leur sœur la comtesse du parc de Locmaria ses neveux et nièce, tous enfants de François Hyacinthe de Pompery, chevalier de St Louis, Vicomte de Couvrelles et de Dame Marie Audouyn du Casquet.

   11 mars 1759: mort de Louis-Charles Ier de Pompery

   1772: Charles-Jean du Roux de Chevrières, chevalier, seigneur de Courcelles et Salsogne; femme, Marie raynaut.

   2 octobre 1770: Mariage de Christophe de Pompery.

   Il sera fait chevalier de St Louis le 9 juin 1772. Il meurt à Ciry le 5 juillet 1811, et son épouse le 25 février 1824, sans laisser de postérité. Tous deux reposent dans le cimetière du château de Salsogne.

   1780: M. de Pompery, seigneur de Salsogne.

   Antoinette de Pompery, veuve du général de Curten mourût au château en 1912 et la propriété fut vendue par ses héritiers à la société sucrière de Mr Aubineau.