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Les églises

 

LES EGLISES

-Salsogne :

   A Salsogne subsiste une toute petite chapelle située au milieu du hameau. A vrai dire, il s’agit plutôt d’un modeste édicule, un oratoire ou une sorte de tour carrée très exiguë, pas très haute, mais pourvue d’un toit pointu. Une procession annuelle a lieu à la chapelle Saint-Jean, près du tilleul de Salsogne. Cette chapelle rappelle celle qui existait au lieudit : La Chapelle, sur le bord du chemin qui conduit à Quincampoix et à l’intersection du chemin de " Grandes Vignes" au "Bois Buzy".

28 novembre 1698, inhumation dans la chapelle de Salsogne de Charles Coupart, vigneron.

   Cette chapelle fut démolie en 1755, en raison de sa vétusté et son souvenir a été conservé en édifiant avec des pierres de démolition l’édifice actuel. La chapelle curiale de Salsogne n’était pas paroissiale, mais desservie par le curé de Ciry. Le curé Deschamps, en Août 1738, la dénomme : "Chapelle castrale de Salsogne. Il faut l’autorisation épiscopale (7 janvier 1738) pour y célébrer un mariage : celui de Messire Gabriel Le Roy d‘hacquet, écuyer seigneur de Salsogne avec Dame Marie de Godeau (Le registre de catholicité de Ciry dit : "Messire Gabriel Le Roy, écuyer, fils de feu Denis le Roy et de Françoise de Gorgias, marié avec Anne de Gadeau, veuve de Messire de Baranteau, écuyer.)". Cependant, comme I’église de Ciry, la chapelle servit de sépulture. Plusieurs seigneurs y furent inhumés, jusqu’au transfert de leurs cendres sous l’arcade de la chapelle de la Sainte-Vierge, dans l’ancienne église de Ciry (11 mai 1755).Le 11 mai 1755 : "exhumation de la chapelle de Salsogne et inhumation sous l'arcade de la chapelle de la Vierge de l'église de Ciry, des ossements de .J-B. Regnault, seigneur de Salsogne et de sa femme Anne-Marie de Vinciel, décédés respectivement le 4 septembre 1734 et le 2 février 1724."

   Le cimetière attenant à la chapelle fut désaffecté à partir de 1755, et les tombes transférées dans l’ancien cimetière de Ciry. Cette translation fut faite sur ordonnance de Monseigneur de Bourdeilles, évêque de Soissons, du 31 mars 1787. La cloche de la chapelle de Salsogne, placée dans l’édicule du tilleul enlevée par les Allemands en 1918, était très ancienne. On pouvait déchiffrer la date de 1508 et les lettres : D..C.Y (probablement Decay) et de M... Toupet. Le 6 septembre 1928, une nouvelle cloche y était placée. Parrain : Alfred Blavier et marraine : Marie Toupet, veuve de M. Alexandre Decaye. Cette seconde chapelle est demeurée intacte durant la guerre de 1914, et la porte n’en fut pas ouverte. La statue qui domine le petit autel a été offerte par M. Jean-Baptiste Houssel, en l’honneur de son saint patron, elle fut bénite le 24 juin 1880.

   La croix qui surmonte la chapelle fut placée la en 1928, elle provient du calvaire de Ciry et elle avait été retrouvée en curant un puits en 1919.

   Nous avons trouvé trace de la chapelle Saint-Jean de Salsogne dans quelques actes notariés :

" Le 18 octobre 1638, Jehan Roger et Pierre Cagnard, tous deux vignerons à Salsogne, vendent à Honorable Homme Jehan Legras, bourgeois à Soissons, tous les droits, parts et portions qui à eux peuvent comporter et appartenir comme héritiers de Ruffin Roger et consistant en :

   Une maison de fond en comble, comportant une cuisine, une chambre, un grenier, lieux et pourpris, assis au village de Salsogne lieudit : "Assez proche de la chapelle" etc. Le prix est de 80 livres, mais il est écrit "qu'appartiendra aux vendeurs le jardin dit de la chapelle".

   "Le 12 novembre 1640, Honorable Homme Claude Coquelet, bourgeois à Soissons, baille et délaisse à titre de louage, pour 18 ans, à Ruffin Folton, vigneron à Salsogne : une maison couverte de chaume située au village de Salsogne, près la chapelle Saint-Jean, contenant 2 ramiers, cellier, chambre et grenier dessus, grange attenante contenant aussi 2 ramiers, cour et jardin devant ; plus une pièce de vigne, derrière ladite maison, lieux et pourpris, contenant le tout avec le pourpris a 10 septiers environ, tenant d'un lez à Ruffin Decaye, d'autre lez aux Riez et de la chapelle. Avec la maison, on loue aussi 1 pichet, 4 verges de vigne et un jardin à herbe contenant un essein. Le loyer du tout se monte à 24 livres, payables à la Saint-Martin.

   Cette chapelle servit de sépulture pour les premiers seigneurs de Salsogne.

 

Socle du calvaire de Salsogne

Chapelle St Jean de Salsogne


-Ciry :

   L’ancienne église de Ciry, romane et fortifiée lors des premiers temps de la féodalité, datait de la fin du XIIè siècle. Jusqu'en 1914, en plusieurs endroits et autour du clocher, traces de tourelles et échauguettes. L’église actuelle se situe sur le lieu-dit cadastral « le fort ». Elle conservait des traces des tourelles ou abris des veilleurs ou défenseurs. Deux échauguettes avaient existé, l’une contre le clocher (côté regardant la plaine), l’autre au-dessus du côté droit du portail en entrant, le tout greffé trois ou quatre siècles après le roman. Sa nef était orientée ouest-est et l’entrée se située donc à droite de la façade de l’église actuelle. Elle dominait la rue du lavoir. Un cimetière se situait à l’entour de cette façade mais a été abandonné faute d’espace, dans la première moitié du XIXè siècle. Suite à la donation d’un terrain en 1811 par François de Pompery de Couvrelles, complétée en 1849 par l’achat de deux terrains, le cimetière actuel vit le jour.

   L’abside de l’église venait buter au bord de l’actuelle rue de la Libération à la hauteur du vitrail représentant St Martin.

   Cure régulière du doyenné de Chacrise. Le présentateur à la cure était le prieur de l’abbaye de Coincy.

   En 1630, durant la Fronde, les églises furent pillées. Les cloches furent rétablies en 1650. Dans le courant de 1770, le beffroi dans le clocher a été fait et posé tout en neuf par Henry le Maud charpentier demeurant à Ciry et les cloches ont commencé à sonner pour annoncer le jubilé accordé par le pape Clément XIV le 1er décembre 1769, la première année de son pontificat.

   "Aujourd'hui 20 octobre 1793, an 2 de la République française une et indivisible, nous Maire, procureur et officiers municipaux de la commune de Ciry, département de l'Aisne, district de Soissons, canton de Braine, en vertu d'un décret à nous, envoyé de la Convention nationale, qui a mis une partie des cloches en réquisition, et pour nous conformer au dit décret, nous avons à l'issue des Vêpres de notre paroisse fait crier au rabais la descente des notres; après avoir crié une heure environ et qu'il ne s'est plus trouvé personne pour mettre la descente desdites cloches au rabais, l'adjudication en a été faite au citoyen Pierre Brocheton à la somme de 30 livres, qui s'est chargé de la descente et non les voiturer au lieu de leur destination.

Arrêté entre nous, à Ciry ce 20 octobre."

   Une cloche avait été réservée ainsi qu'en fait fois le proces-verbal suivant de la bénédiction de nouvelles cloches. Elle fut refondue avec celles bénites en 1812.

   Le dix-neuf Novembre mille huit cent douze, trois cloches neuves ont été placées dans le clocher de Ciry.

   La première pesant 857 livres, a eu pour parrain Mr François Hyacinthe de Pompery propriétaire de la terre de Couvrelles et de Salsogne et Maire de Ciry âgé de 61 ans et pour marraine Mme Geneviève Françoise Renault veuve de Mr de Pompery, dame de Salsogne, âgée de 81 ans. Cette cloche a été nommée Françoise.

   La seconde cloche pesant 584 livres a eu pour parrain Mr Florent Marie Charpentier ancien officier de cavalerie et propriétaire du domaine attenant l’église, et pour marraine Mme Marie Adélaïde épouse de Mr Claude Amédée Barbereux directeur des messageries impériales de Soissons et propriétaire du cy devant domaine St Jean, cette cloche a été nommée Marie.

   La troisième pesant 449 livres a eu pour parrain Ledit Mr Barbereux et pour marraine Mme Marie Elisabeth Charpentier épouse de Mr Champlain propriétaire à Ciry, elle a été nommée Elisabeth.

   Pour établir ces 3 cloches on a cassé et fondu la seule qui avait été sauvée de la Révolution qui s’est trouvée peser 1262 livres. On a passé au fondeur 4 % de déficit, elle n’a donc été comptée que pour 1214 livres. Il était convenu avec lui qu’on lui paierait la matière qu’il fournirait en sus, à raison de 35 F la livre, les 3 cloches pesant ensemble 1890 livres. Il s’est trouvé avoir fourni 676 livres de matière formant au total une somme de 1183 F plus on était convenu de lui payer 100 F de façon pour chaque cloche, plus on lui a passé un franc par livre pour les battans qui se sont trouvés peser ensemble 95 livres et du présocle 72 F l’ancien déduit, ce qui formait pour le fondeur une somme de 1555 F plus 15 F pour la gravure des noms ci: 1570F.

   Le mémoir du charpentier 120

                  celui du serrurier 220

      celui du charron (voyage) 74

 cordes (15,70) brayets (9,30) 25

       y ajoutant le chiffre de 1570

                      somme totale 2009,00

   Pour acquitter cette somme on a divisé les habitants en 4 classes. Les 1er ont été taxé à 24 F, les 2ème à 20 F, les 3ème à 15 F, les 4ème à 8 F payables en 4 ans et en 4 payements dont le dernier aurait lieu à noël 1815 .

   Les parrains et marraines ont offert à l’église la garniture de chandelier argentés et la croix du maitre autel qui ont coûté 300 F.

   De tout quoi j’ai rédigé le présent procès-verbal, jour et an que d’autre past.

Miaux curé de Ciry-Sermoise.

   Deux cloches étant fêlées, on remplaça le jeu trois cloches en 1830. Le 6 décembre a eu lieu le baptême des 3 nouvelles cloches montées le surlendemain dans le clocher de Ciry. La grande cloche pesant 864 livres a eu pour parrain Mr Antoine François Nicolas de Pompery Maire et principal propriétaire de la commune demeurant à Salsogne, la marraine Mme Augustine Aglaé Suzanne Cambier de Bruhat épouse dudit Mr de Pompery.

   La moyenne pesant 614 livres a eu pour parrain Mr Claude Amédée Barbereux, ancien directeur des messageries royales, demeurant à Soissons, pour marraine Mme Marie Adélaïde Fabus, épouse dudit Mr Barbereux.

   La petite pesant 454 livres a eu pour parrain Mr Eugène Bègue propriétaire exploitant les moulins de Quincampoix, pour marraine Mme Marie Nicole Le Roux son épouse.

   Les 3 cloches ont été fondues à Neuilly St Front par le sieur Antoine fils. Pour les établir, on lui a livré les 3 anciennes dont 2 étaient cassées; ont les avaient payées 18 ans auparavant pour un poids de 1890 livres. Elles se sont trouvées ne peser que 1758 livres. Les nouvelles pesant au total 1932 livres, il a fallu ajouter 244 livres de métal, parce qu'on a passé 4% de déchet sur les anciennes, ce qui a réduit le poids à 1688 livres au lieu de 1752 livres. Les 244 livres de métal nouveau ont été payé à raison de 2F la livre ce qui a formé la somme de 488F; on a payé la façon de chaque cloche à raison de 130F ce qui a fait une somme de 390F. On a arrêté le total de la dépense pour le fondeur à la somme de 878F sur laquelle il a reçu 600F comptant; il a accordé un crédit pour les 278F qui lui restaient dûs. Il a encore reçu en outre 25F des parrains et marraines pour le coût de la gravure de leurs noms.

   Jour et an que ci-dessus: Miaux, curé de Ciry.

   Elles furent enlevées en 1918.

   A leur arrivée à Ciry-Salsogne le 28 mai 1918, les troupes allemandes exécutèrent un pillage sévère du village et de l’église. Suite à la seconde bataille de la Marne de juillet 1918, elles abandonnèrent le village début août…mais elles minèrent à retardement l’église, qui explosa le 8 août 1918, ainsi que les creutes sur la route de Serches où 126 soldats français furent ensevelis.

                                                    Cratère à l'emplacement de l'église


   "Nous avons relaté la bénédiction de 3 cloches en 1830... En mars 1919, à peine rentré au pays, nous apprenions que la cloche de St Jean devait se trouver près d'Oulchy le Château. Mr Maquerlot alors chef du service agricole fit des recherches et découvrit dans la cour d'une ferme une cloche portant les inscriptions de la moyenne cloche bénite en 1812. Tout naturellement, on convint qu'elle vient de Ciry et ramenée elle sonna dans la cour de la villa des charmilles, puis dans la cour des écoles jusqu'à novembre 1924. Entre temps, nous avions retrouvé les registres paroissiaux et constaté, comme vous avez pu le voir que la moyenne cloche de 1812, intacte avait été remise au fondeur, mais avec Mr le Maire nous avions pensé qu'elle avait reçu une nouvelle bénédiction en 1830 tout en conservant ses inscriptions.

   D'une tonalité défectueuse elle ne put prendre place dans le nouveau beffroi et son poids ainsi que son diamètre furent un obstacle pour la placer dans le clocheton de Salsogne qu'il aurait fallu transformer sans éviter la crainte d'un effondrement du clocheton et alla au regret de tous. Remise au fondeur, ce témoin d'un passé disparut. Or en 1830, en parcourant des bulletins de la société archéologique de Soissons, je trouvais que par décision de décembre 1830, le conseil municipal de Latilly près de neuilly St front avait acheté au fondeur de cloches Antoine fils, de Neuilly St Front, la cloche de Ciry de 1812 et qui était intacte. Les inscriptions ne furent pas effacées et furent cause de l'erreur de 1919. Tout en déplorant la disparition de cette cloche, nos regrets doivent être de beaucoup atténués, puisqu'à la date de 1928 elle n'était plus notre depuis 98 ans."

Abbé Aubry, curé de Ciry.

                                                                                                                                            Abbé Aubry

   L’Abbé Maurice Aubry, curé officiant à Ciry-Salsogne et Sermoise était parti le 03 août 1914 avec tous les hommes mobilisables de la commune. Il fait quelques retours à Ciry pendant la guerre et revient définitivement en mars 1919. Il officie alors dans le salon en mauvais état de Mr Decaye où il installe une capelle de mai à juillet 1919. Dans un baraquement militaire de type Adrian (en bois) qui se situe rue de Montpellier, à l’emplacement de l’actuelle descente à la salle communale et qu’il squatte, l’abbé Aubry installe une chapelle après avoir œuvré lui-même pour le rendre habitable. Il avait demandé l’autorisation d’occuper le local en avril 1919 et l’administration ne considèrera le baraquement comme bien communal qu’en 1922 !

   Reconstruction de l’église :

   Le financement provient en grande partie de la Coopérative Diocésaine de Reconstruction des Eglises Dévastées.

   L’architecte choisi est Edouard Monestès, de Paris et qui reconstruira également les églises de Craonnelle, Sancy-les-Cheminots, Fontenoy (St Rémy), Tergnier et Quessy.

   L’entrepreneur pour le gros œuvre est Mr Livernet et pour les vitraux et la frise de mosaïque du chœur est l’atelier Barillet. Le sculpteur Jacques Martin réalise les chapiteaux à l’intérieur, et à l’extérieur les motifs des gradins des pignons et la statue de St Martin en béton moulé. Les gargouilles du clocher ont cependant été sculptées sur des dessins de Mr Monestès.

   Pour élaborer le plan et le projet de l’édifice, Mr Monestès dut résoudre deux problèmes fondamentaux :

L   ’assainissement du terrain car l’explosion de la mine avait pulvérisé les couches d’argile du sous-sol et le terrain était envahi par l’eau ; et l’impossibilité d’acquérir des parcelles pour régulariser la surface sur laquelle devait s’implanter l’édifice. Il fut alors obligé de concevoir l’implantation en mettant la façade principale au nord et l’abside au sud. Cette architecture à pas de moineau est assez rare.

   La première pierre de la nouvelle église est posée le 29 juin 1924 et bénite par le Vicaire Général Mennechet, en présence des prêtres d’alentour, du Maire, Mr Aubineau, de l’architecte, de l’entrepreneur et d’une grande affluence de la population. Cette pierre, marquée d’une croix, est visible dans le chœur de l’église, côté sacristie et contient un tube de plomb protégeant le « procès-verbal » de la cérémonie.

   L'ossature béton est dissimulée par la pierre qui permet d'intégrer les caractères locaux traditionnels (pignons à redents, clocher en double bâtière).

   L'espace intérieur dégagé est scandé de quatre colonnes supportant les arcs en plein cintre qui délimitent le chœur, la tribune et les collatéraux.

   Le décor sculpté (chapiteaux intérieurs, bas-reliefs des pignons) a été réalisé par Jacques Martin. Louis Billotey est l'auteur des cartons des verrières des deux roses latérales polylobées figurant St Martin partageant son manteau et Salomé recevant la tête de St Jean-Baptiste. Elles ont été réalisées par l'atelier Barillet-Le Chevalier-Hanssen, comme les Evangélistes des baies du chœur et la vierge en majesté de la rose occidentale. Le chemin de croix, peint sur toile également par Louis Billotey, est fixé sur le pourtour intérieur de l'édifice. Il est prolongé dans l'abside par un bandeau de mosaïque de l'atelier Barillet, représentant des motifs eucharistiques. On retrouve la mosaïque comme décor du maître-autel et des deux autels latéraux en pierre reconstituée.

   Le 16 novembre 1924, a lieu la bénédiction des quatre cloches installées provisoirement dans la chapelle. C’est l’Evêque Monseigneur Binet qui préside la cérémonie ; la fanfare de Chassemy prête son concours et termine sa prestation par un concert sur la place des tilleuls (à l’extrémité de la rue des lavoirs). Mr Jules Aubineau, maire, est parrain de la troisième cloche.

   Les quatre cloches s’appellent… pèsent… et chantent

      -Lucie-Louise  454kg  LA

      -Marcelle-Lucienne  302kg  SI

      -Julie-Léontine 208kg  DO  dièse

      -Charlotte-Louise  126kg  MI

   Moins de deux ans après la pose de la première pierre, avait lieu, le dimanche 13 juin 1926, la bénédiction de l’église par le Vicaire Général Parmentier. La cérémonie a lieu après une procession de la chapelle à l’église, suivie de la messe. S’en suivi l’après-midi les vêpres et le salut du Saint Sacrement. Le Chemin de Croix de Mr Billotey n’est pas complètement réalisé.

   Car cette église renferme des trésors :

   Le dimanche 25 septembre 1927 sera inauguré le Chemin de Croix de Louis Billotey – série de 14 œuvres, des huiles sur toiles marouflées – sous la présidence du Vicaire Général Mennechet. Outre de nombreux fidèles des paroisses avoisinantes accompagnés de leurs prêtres, messieurs Monestès, Martin et Billotey assistèrent à la cérémonie.

   Après les vêpres, l’Abbé Dussaussois, curé d’Ardon-sous-Laon fait un panégyrique de l’œuvre de Mr Billotey ; le Vicaire Général procède à la bénédiction du Chemin de Croix et, après le salut du saint-sacrement (présidé par le doyen de Braine), il termine la cérémonie en félicitant, au nom de l’Evêque, tous les acteurs qui ont réalisé cette belle église et en souhaitant que les paroissiens de Ciry-salsogne la fréquentent et lui soient fidèles.

   Cette église renferme aussi en son chœur, un retable doré du XVIIIè siècle.

   La pièce maîtresse reste la statue du Christ rédempteur (Corcovado) du sculpteur Paul Landowski. Cette statue est une épreuve d’atelier sur pierre tendre de 2,33m de hauteur qui a servi de modèle à l’œuvre gigantesque érigée (de 1926 à 1931) sur le rocher du Corcovado à Rio de Janeiro. Paul Landowski était un ami de l’architecte Monestès.

   En 2006, cette statue a été déplacée et exposée au musée Landowski de Boulogne-Billancourt.

   Depuis 1675, 15 curés s’y succédèrent. L’Abbé Miaux fut curé 51 ans, de 1781 à 1832. Avant lui, l’Abbé Deschamps curé doyen rural de Chacrise, avait été prêtre 44 ans. L’Abbé Aubry, ordonné prêtre le 23 septembre 1906, dont on célébra les 50 ans de sacerdoce le 23 septembre 1956, fut curé pendant 49 ans. L'Abbé Félicien Lebègue lui succède et décède en célébrant la messe des premières communions. Vient ensuite l'Abbé Verdun, qui sera le dernier curé de Ciry-Salsogne.