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Généralités

 

  

CIRY-SALSOGNE

Commune issue de la fusion des deux villages Ciry et Salsogne par un arrêté du district de Soissons en date du 14 juin 1792.

Précédents noms:

                               Ciry                                                     Salsogne

                           Ciriacum                   ad                       Salsogneam

-1193:                 Ciriacus

-1212:                    Ciri

-1222:                Ciriacum

-1229:                   Cyri

-1267:                   Ciry                                                    Chalessoigne

-1278:                                                                               Chaleconne

-1563:                                                                                 Salsogne

-1573:                                                                                Salsongnes

-1405:                  Syry

-1464:                  Siry

-XVIè siècle:                                                         Sallesongne et Salsongne

-1563:                                                                                 Salsogne

-14 juin 1792:             Ciry-Salsogne

Village de l'ancien soissonnais, autrefois de l'intendance, baillage, élection et diocèse de Soissons. Mouvance du Duché de Valois, les appels en justice se portaient à Oulchy dont on suivait la coutume.

Cette commune est formée de deux agglomérations, celle de Ciry et celle de Salsogne qui fut longtemps une paroisse à part.

Position géographique:

N 49°21'46"- E 03°27'46"

 

Altitude:

42m au point le plus bas

170m au point le plus haut

Population:

1706 Ciry et Salsogne

120 feux

1760 sans Salsogne

86 feux

1783 Ciry

         Salsogne

75 feux

41 feux

1800 avec Salsogne

579 h

1818

557 h

 

1836

 

579 h

1846

635 h

1856

592 h

1868 Ciry

         Salsogne

576 h

177 h

1914

541 h

1921

342 h

1946

429 h

1962

420 h

1968

464 h

1975

483 h

1982

535 h

1990

629 h

1999

649 h

2008

800 h environ

-Les habitants sont les Cirysiens et les Cirysiennes et non pas les mannequins; ce sobriquet avait été donné par les habitants des communes avoisinantes, comme les Chassemysiens étaient surnommés les coucous (du nom celte de la commune: Cucusma).

-En 1706, les noms de famille prédominants sont: Bertin, Blavier, Droux, Hagard, Leloire, Mittelette, Toupet.



En 1888 :


Etendue superficielle 20 hectares

Territoire 890 hectares.

Terroir 810 hectares

La commune comprend :

   -quatre hameaux qui sont :

      -Salsogne

      -La Demi-lune

      -La gare

      -Les carrières

   -six petites fermes :

      -une à Ciry

      -une à St Jean

      -une à Salsogne

      -une à la gare

      -deux dans la Plaine

   -deux écarts :

      -l’important moulin à eau de Quincampoix

      -la limerie de Saint Pierre les Ciry

   -des lieux-dits :

      -au nord, les Blanches Vignes, les Epinois, l’Apothicaire, la Cour Maçonneuse et la Bouche à Vesle.

      -à l’est, la Martroye Brouillards

      -au sud, derrière St Jean, le Petit Noyer, le Dessus de la Haute D’Huisy et le moulin à Vent.

      -à l’ouest, la Pelle à Feu, la Maison Vieillard et les Fondreux.

Le terrain se compose, au nord, dans la plaine, d’une couche de terre végétale de 0,50 à 1 mètre d’épaisseur, cette couche en recouvre une autre de grève de 6 à 10 mètres .

La commune est parcourue du sud au nord-est par le Fossé des Epinois, ce ruisseau limpide ne tarit jamais ; il prend sa source au pied du plateau et se jette dans la Vesle, rive gauche, terroir de Ciry-Salsogne.

Les bois couvrent la pente du plateau sur une superficie de 50 hectares ; leurs principales essences sont le coudrier, le bouleau, l’orme, le chêne et l’acacia.

Faune : lapin, lièvre, renard

Flore : cerisier, prunier, noyer, pommier, abricotier, pêcher, poirier, etc…

562 habitants

Les habitants de Ciry sont presque tous cultivateurs ; ils tiennent de leurs travaux et de l’air pur qu’ils respirent dans leurs champs et dans leurs bois, une constitution sinon robuste du moins solide et saine. Ils se nourrissent des produits de leurs basses cours et de leurs champs. Cette manière rustique et simple de vivre et de travailler contribue à leur longévité assez remarquable. Il n’est pas rare de trouver ici en moyenne cinq ou six octogénaires. Leur caractère et leurs mœurs ont de l’analogie avec leur manière de vivre ; ils n’ont point de jeux. Leur language est assez correct, dans la conversation, leur ton est un peu chantant et flatteur. L’instruction n’est pas mauvaise, elle s’améliore sensiblement depuis quelques temps, comme partout d’ailleurs.

Le lieu-dit la Plaine est traversé de l’est à l’ouest par une chaussée Brunehaut, cette chaussée est disparue en partie par suite de l’enlèvement des matériaux qui ont servi à sa construction.

Il est à supposer que la Plaine a été pendant la période gallo-romaine ou sous les descendants de Clovis, le théâtre de luttes grossières, on y retrouve en extrayant la grève ou en cultivant le sol, des silex taillés, couteaux, hachettes, cornes ou pointes de flèches, etc… On ne pourrait dire au juste si ce fut là l’emplacement d’un camp ou d’un cimetière, car le peu de débris de tombeaux  et d’ossements qu’on a jusqu’alors mis au jour laissent dans l’alternative.

La commune possède une église sous le vocable de St Martin. La fête patronale a lieu au mois de juillet à la saint Martin d’été.

La longueur de l’église est d’environ 30 mètres à l’intérieur. Ce monument a à peu près la forme d’un rectangle et date du XVIIe siècle, il est de style Louis XIII.  Avant la Révolution le chœur de l’église appartenait à l’Abbaye de Coincy et la nef au chapitre de Soissons. L’un et l’autre venaient chaque année toucher leur redevance.

La gare est construite sur l’emplacement  d’une ancienne abbaye qui appartenait à l’ordre des moines rouges ; on n’a retrouvé que les fondations ; il aurait été détruit avant la Révolution. Il existe au hameau de Salsogne un énorme tilleul, très ancien, au pied duquel se trouve une grosse pierre. Cette pierre, d’après la légende, aurait servi pour attacher les serfs que le seigneur voulait châtier.

On remarque encore à Salsogne un ancien château de peu d’importance, il date de 1560 environ. Ce château n’est pas fortifié et mesure 35 mètres de longueur sur 15 mètres de largeur. D’après la tradition, il aurait été construit par le Comte d’Egmont et habité plus tard par le Chevalier de Pompery d’un caractère violent et redouté, et ensuite par ses descendants les de Pompery et de Curten actuellement.





L’état des terres de la commune est satisfaisant. Le terroir est divisé en 8414 parcelles, chaque propriétaire a intérêt à en soigner la culture et à demander à la terre le plus qu’elle peut produire puisqu’il ne vit que de ses récoltes. L’assolement a lieu comme dans beaucoup d’autres pays, c’est-à-dire qu’à une culture épuisante succède une culture améliorante.

Il n’est pas rare, aussitôt la récolte d’un champ  de betteraves terminée, de voir un paysan remuer sa terre avec une houe, et une femme un panier au bras semer du blé ou une autre céréale à la volée.

On ne rencontre guère de jachères. Les principaux engrais sont les engrais ordinaires comme le fumier et le purin, les autres sont peu employés.

Les instruments aratoires dont on se sert sont : la herse à cuillers, la herse à dents en bois et en fer, la charrue, le rouleau, le scarificateur, les houes à bras et à cheval, le crosskil, le buttoir, le semoir, etc…

Les céréales sont le blé, le seigle, l’orge, l’avoine, le sarrazin.

Il existe deux prairies artificielles de peu d’importance.

Le pays est riche en arbres fruitiers tels que :

La vigne y est d’un rendement assez productif, la récolte annuelle est d’environ 200 hectolitres.

La culture de la betterave se fait en grand, on l’évalue à environ 50 hectares. On cultive le haricot de Soissons et toute une variété de pommes de terre, ces deux produits croissent volontiers sur le sol de la commune et sont une ressource importante pour le cultivateur.

La commune possède environ trois hectares de bois et à peu près 45 hectares d’un mauvais rapport.

On compte 84 chevaux, 2 mulets, 15 ânes, 180 bêtes à cornes, 300 bêtes à laine, 150 porcs, 25 chèvres et 60 ruches. Les animaux nuisibles sont le renard assez rare et le lapin assez abondant.

Les propriétaires cèdent leurs droits de chasse à la commune qui en tire un produit annuel de 100 à 150 francs en moyenne. C’est avec cette somme que les chemins ruraux sont en partie entretenus.

La pêche n’a lieu que comme moyen de distraction.

Il existe une carrière assez importante de pierre à bâtir en exploitation, la pierre est tendre ; elle occupe six ouvriers en moyenne.

Le moulin à eau de Quincampoix occupe de 8 à 10 ouvriers qui sont payés en moyenne 3 francs par jour.

La sucrerie de Salsogne au moment de la fabrication occupe 20 à 25 ouvriers, payés en moyenne, les hommes 3 francs et les femmes 2,50 francs par jour.





-Les maires de Ciry-Salsogne:

-Jacques Blavier est maire en 1788

-Christophe de Pompery, de 1799 à 1811

-Claude Amédée Barbereux de 1811-?

-Antoine de Pompery ?-?

-Jules Aubineau, de 1919-

-Jean Sénéchal, de 1972 à 2008

-Jean-Pierre Sosson depuis 2008

Saint patron:

St Martin