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1870

1870

   Conséquence directe de la candidature d'un prince allemand, Léopold de Hohenzollern au trône d'Espagne, vacant depuis 1868, le représentant de la France remet au ministre des affaires étrangères du roi Guillaume, une déclaration de guerre en bonne et due forme, le 19 juillet 1870.

   Les troupes françaises sont rapidement bousculées et, suite à cela, on songe à exercer à l'arrière les hommes valides au maniement des armes! Sous le commandement du chef des sapeurs-pompiers, les hommes étaient réunis sur la place publique; et là, sans conviction, ils s'exerçaient avec de vieux fusils à piston. Mais ce n'était pas sérieux; et ces séances de maniement d'armes s'écourtaient pour finir invariablement au café.

31.08.1870

Un service de patrouille surveille maintenant la voie ferrée de Soissons à Braine; mais, au château de Ciry-Salsogne, trois gardes mobiles s'oublient, dit-on, jusqu'à menacer pour avoir des vivres; et, sur plusieurs endroits du chemin de fer, d'autres gardes mobiles brûlent inutilement leurs cartouches.

   9 septembre 1870: Le 4ème Corps du général von Alvensleben arrive à Ciry par la route de Chassemy. Ciry est occupé par les troupes de relève du corps de siège jusqu'au 10 octobre, date de la reddition de Soissons. Les troupes allemandes étaient logées chez l'habitant et leur vie en pâtit beaucoup. Aux premiers jours de l'invasion, de nombreux habitants, affolés par les récits des vieillards qui se rappelaient avec terreur le séjour des Cosaques en 1814, s'étaient réfugiés dans les carrières et les bois. Mais la vie dans ces conditions était bien incommode. Aussi, quand ils surent que l'ennemi respectait généralement l'habitant, chacun rentra chez soi.

   Le 19 septembre, arrive devant la porte St Martin de Soissons, un chariot couvert d'une bâche et attelé de deux chevaux, conduits par un homme portant l'uniforme allemand, c'était un cantinier prussien; il était accompagné de sa femme et de deux soldats. Il avait demandé sa route à un paysan intelligent qui lui avait indiqué celle de Soissons. Il s'aperçut de sa méprise et voulut rebrousser chemin mais trop tard. Les soldats du poste s'emparèrent d'eux. Ce pauvre cantinier n'était pas parti de Ciry, où il était cantonné, en même temps que son régiment. Il avait voulu, lui aussi, faire des réquisitions chez les habitants afin d'alimenter sa cantine et de revendre ensuite aux soldats allemands qui lui payaient souvent très cher, les denrées ou objets volés. On trouva sur ce Prussien une somme assez importante et des tas de denrées et objets. Une brave femme de Ciry reconnut même le pot de beurre qui lui avait été volé la veille.

   Louis-Auguste Dubreuil décède à 15 ans durant le siège de Soissons.

   Le 16 octobre 1870 signe la reddition de la place forte de Soissons.

   Les Prussiens établissent un poste de garde pour la surveillance de la gare.

   L'occupant exigeait des vivres, du linge, etc... Leurs officiers, hautains et durs avec leurs soldats, ne l'étaient pas moins avec les habitants. A chaque instant, c'était des réquisitions sous menaces. Le pays fut bientôt à sec! Après le 10 octobre, Ciry fut débarrassé de l'envahisseur. Il y eut encore des passages de troupes et des séjours mais ils ne duraient pas longtemps.

   Le montant des réquisitions s’élève à 15187,57 francs. La fin des remboursements à lieu en 1883.